À l’heure des querelles de paternité sur telle ou telle théorie, où l’évolutionnisme darwinien lutte contre le créationnisme, à l’heure où les « ismes » séparent plus qu’ils ne rapprochent, il me paraît important d’apporter une vue nouvelle sur les sciences, les religions et sur les principes de la Vie.
Ainsi la Connaissance, dans son expression la plus exhaustive, ne doit plus être parcellaire et fragmentaire mais universelle et holistique : concilier plutôt que dissocier. De même, les rapports entre l’Esprit et la matière doivent être clairement identifiés dès lors que le matériel prend le pas sur le spirituel.
Par cette petite introduction, la métaphysique sera définie et partiellement étudiée ; l’auteur n’a pas la prétention en quelques pages de parcourir un sujet aussi vaste et qui demanderait à lui seul plusieurs volumes. Néanmoins par cet ouvrage nous espérons faire découvrir au lecteur une Science millénaire méconnue du grand public.
La métaphysique est la SEULE science qui permet à l’étudiant de ne pas se perdre, car elle respecte les principes suivant lesquels l’Univers se crée et évolue : tout agit en interdépendance selon la loi des correspondances et analogies.
Pourquoi ce livre ?
Lorsque l’idée d’écrire ce livre m’a été suggérée par un ami, ma première réflexion a été de lui dire : « Pourquoi me lancer dans une telle aventure ? » Il me répondit qu’après toutes ces années de travail, le moins que je puisse faire était de partager les connaissances auxquelles j’avais eu accès. L’autre motivation fut celle de l’acquisition de cette œuvre exceptionnelle : « La Clef (ou La Symbologie Universelle Restituée) » du Maitre Shri Bhagavan Aryadeva, dont j’ai pu faire une copie grâce à l’aimable autorisation de moines tibétains.
L’ouvrage que je vous propose « Voyage vers la connaissance du Soi » ne restitue qu’une infime partie de cette encyclopédie très complexe, mais néanmoins pose déjà les fondements d’un enseignement basé sur les clefs, ou devrais-je dire sur « La Clef », que nous offrent les Sciences Universelles. « Voyage vers la connaissance du Soi » a été écrit dans un langage simple, accessible à tous. Certaines notions peuvent néanmoins paraître abstraites, simplement parce qu’elles sont inconnues du monde occidental. C’est aussi pour cette raison que le défi jeté par une telle entreprise méritait d’être relevé. D’autre part, les passionnés de voyages et d’aventures pourront se projeter dans la première partie de ce carnet de voyage où les mots se substituent aux photos que je n’aie pu faire.
Le contenu
Outre le carnet de voyage qui servira de support à la deuxième partie de l’ouvrage, nous traiterons différents sujets touchant de près ou de loin à la spiritualité. Sujets que nous mettrons en rapport avec l’actualité de notre vie quotidienne.
Un chapitre sera consacré à l’étude des monuments religieux (temples, églises, mosquées, stûpas etc.) car c’est à travers leur processus de mise en œuvre, sous-jacent à l’édifice, que nous pourrons découvrir leur réelle fonction, celle qui a motivé ces constructeurs d’un autre temps ; ainsi sera-t-il possible de faire certains rapprochements entre les différentes confessions. Cette étude, basée sur « L’Architecture invisible » de Georges Prat, est l’image la plus parlante que l’on puisse faire pour redécouvrir d’une façon objective le rôle de telles constructions et, ainsi, atténuer (pour ne pas dire, faire disparaître) certains clivages et antagonismes d’une voie spirituelle par rapport à une autre. Car, nous le verrons, toutes tendent vers le même but : celui de l’évolution de l’humanité.
L’ensemble de ces sujets ne sera pas traité d’une façon exhaustive ; cela est presque impossible. Si déjà , par ce travail, nous entrouvrons une fenêtre sur une Science qui jusque-là était inconnue du plus grand nombre, et que par cette fenêtre nous suscitions un intérêt chez certains, alors nous sommes satisfaits.
♣
Le modèle économique dominant, basé sur le matérialisme, n’est pas la solution, mais bien le problème.
On pourrait y ajouter les modèles culturel et scolaire décadents car, on le voit dans les pays en « voie de développement », les enseignements qui y sont donnés, sont sur le point de surpasser ceux des institutions éducatives de nos pays occidentaux.
Aucune science, philosophie ou religion ne peut se permettre d’ignorer l’autre, car tout se complète à merveille pour qui est capable de ne pas limiter son regard, ses croyances, à son seul champ d’investigation. La certitude conduit souvent à l’erreur. Combien de théories ont, en leur temps, été méprisées ; alors que certaines d’entre elles sont aujourd’hui reconnues par l’ensemble des milieux scientifiques.















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