Contre la Pensée Unique – blog

La censure du Web

web-censorshipDe jour en jour, internet devient le média privilégié de la liberté d’expression. Utilisé dans l’idéal pour véhiculer une information non manipulée et non censurée, il peut nous aider à mieux saisir les mécanismes complexes du système dans lequel on évolue. Bien sûr, sur la toile, on peut trouver tout et n’importe quoi, mais les sites et les blog d’informations sérieux se multiplient, rassemblant un nombre considérable d’indépendants, de bénévoles et de divers spécialistes, ayant bien compris que les médias officiels sont manipulateurs et mensongers au vu de la réalité du terrain.

Lorsque de nombreux médias officiels se plaisent même à mentir ou à faire volontairement l’impasse sur les sujets les plus importants, on pourrait effectivement se demander si cela n’est finalement pas dans le but d’asservir le peuple, de le maintenir endormi afin qu’il ne réfléchisse pas trop. Le contrôle, l’argent et le pouvoir étant le moteur principal de ces tristes comportements qui affligent la populace. La crise économique en est un bon exemple. Bien heureusement, internet prend la relève dans ce méandre de dissimulation et, outre une blogosphère informatives relativement fiable et sérieuse, de nombreux professionnels de divers domaines multiplient également les conférences en les publiant sur le web (à titre d’exemple, prenez François Asselineau, Pierre Hillard, Sylvie Simon ou encore Michel Collon). Des projets d’ampleur tel que le “Project Censored” ont également vu le jour. Le Projet Censored est une vaste équipe composée d’étudiants, d’enseignants, et d’experts de l’université de Satoma aux États-Unis. Elle sélectionne et évalue chaque année des centaines d’articles issues de la presse internationale afin d’établir un “top 25” des infos les moins relayées par les médias.

Mais c’est ici que le bas blesse. Face à un tel engouement dans la propagation de l’information, les puissant lobbys, gouvernements et autres multinationales sont pris de vitesse. Il semblerait donc que la grande machine de la censure et du contrôle du web soit en route pour parer à cette vague de prise de conscience qui va directement contre leurs intérêts.

Le projet ACTA

Outre les projets de lois tel que Hadopi ou encore Loppsi, il est nécessaire de souligner ici le nouveau projet mené par les gouvernements qui se nomme ACTA (présentation de ce projet en fin de vidéo). L’ACTA est tout simplement une mise au pas du net. Les Accords de Commerce Anti-Contrefaçon (ACTA) décident actuellement de l’avenir du net à l’échelle mondiale, mais qui a entendu parler de ce traité ? 39 pays discutent très secrètement d’un accord permettant de renforcer le droit d’auteur. Certaines fuites évoquent un filtrage implacable des contenus ou la fin de la confidentialité des adresses IP, écrit Samuel Laurent sur le figaro.fr. Il s’agirait donc d’un Hadopi mondial qui pourrait changer la face d’internet. “Si le traité ACTA venait à être appliqué, l’internet tel que l’on le connait aujourd’hui serait radicalement changé. Le traité renforcera de façon démesurée le pouvoir du copyright, rendant du même coup l’hébergement du contenu généré par les utilisateurs impossible à assumer financièrement“, écrit Fabrice Epelboin pour ReadWriteWeb (blog dédié aux nouvelles technologies). Au niveau de la censure, beaucoup d’analyste en France voient le couple Hadopi/Loppsi comme les premiers jalons discrets (mais prometteurs !) de la mise en application du traités ACTA. Les récentes lois impactant l’usage de l’internet en Espagne et en Italie font penser qu’une partie de l’Europe est bel et bien en train de mettre en application ce traité, avant même qu’il ne soit signé. “En France, ACTA n’a fait l’objet de quasiment aucun article dans la presse officielle, et des sources nous ont fait savoir que le sujet était carrément censuré dans certaines rédaction. Aucun groupe parlementaire n’a demandé la moindre commission d’enquête : circulez, il n’y a rien à voir“, s’inquiète Fabrice Ebelpoint.

(source : Nexus magazine, Avril 2010, voir leur site web en cliquant ici).
Voir également l’article complet de Fabrice Ebelboint.

Des méthodes dignes d’une dictature

Pour Reporters Sans Frontières, si les régimes autoritaires ont pu, dans un premier temps, se laisser dépasser par la mobilisation de citoyens en ligne, ils réagissent aujourd’hui en multipliant les dispositifs de censure ou d’intimidation. L’association a ainsi comptabilisé “une soixantaine de pays concernés en 2009 par une forme de censure du Web”, deux fois plus que l’année précédente. La censure peut prendre des formes techniques : filtrage ou fermeture de sites d’opposition, fichage et surveillance de l’activité en ligne des individus, par exemple. Mais elle peut également utiliser des méthodes plus classiques, comme l’arrestation ou l’intimidation physique de blogueurs ou de journalistes. “Pour la première fois depuis la création de l’Internet, près de cent vingt blogueurs, internautes et cyber-dissidents sont derrière les barreaux pour s’être exprimés librement en ligne“, note l’association. [Source]

Toujours selon Reporters Sans Frontières, un pays sur trois censure Internet.

Si l’on évoquait jusqu’alors les dictatures, monarchies absolues et autres régimes staliniens, ceux-ci ne sont pas les seuls à vouloir surveiller le Net. La Corée du Sud tente de mettre un terme à l’anonymat sur la toile, l’Australie est en train de se doter d’un système de filtrage total du Web. Au niveau supranational, les discussions actuelles menées sous secret défense par 39 états ne vont guère aller dans le sens des internautes, des opposants. ACTA destinés à lutter contre la contrefaçon se négocie sans la moindre concertation avec les ONG, sans aucun rapprochement avec les acteurs du Web. La Communauté européenne à beau s’opposer à cette confidentialité par un vote très largement majoritaire, les passions ne s’apaisent pas face à un accord qui pourrait instaurer la surveillance du Web dans 39 pays dont on prétend qu’ils sont démocratiques. Ces mesures liberticides potentielles passeraient par un filtrage du Net sans qu’aucune décision de justice n’ait à être prise.

Les législations répressives sont de plus en plus systématiques : Jordanie, Irak, Kazakhstan, Australie, Grande-Bretagne, France… cette liste est longue et peut inquiéter… Voir accoler dans une même liste des états totalitaires et des démocraties ne laisse guère planer de doutes quant aux volontés de contrôle que tout état veut sur cet espace de liberté qu’est le Web. Partout sur la planète Web, les associations de blogueurs se développent en cyber-mouvements de lutte, d’échanges de fichiers, de techniques permettant aux iraniens d’utiliser des proxies destinés aux dissidents chinois, etc. Idem dans les 60 pays de la liste RSF… la résistance sur le Web s’organise. Et la résistance, ça marche ! En Russie, le média le plus libre est le Net, en Italie, on n’en est pas loin malgré les tentatives de Berlusconi de faire taire les blogueurs opposants, en France non plus, nous n’en sommes pas très loin ! RSF précise aussi que « L’Arabic Network for Human Rights Information estime à 10 000 le nombre de blogs actifs, en arabe et en anglais, dans le pays. ». Les trônes dictatoriaux se fragiliseront… gageons le.
[Source]

Voyez également cet article sur la censure internet des sites Cubains aux Etats-Unis.

Revue de presse

Voici une série de traductions et de liens provenant directement des sites web d’Alex Jones ayant fait l’objet de censures, à savoir prisonplanet.com :

Nouvelle Zélande : système de surveillance total du réseau opérationnel

Tous les appels, sms, mails, surf, shopping en ligne, tchats et réseaux sociaux, peuvent être contrôlés de n’importe où en Nouvelle-Zélande. Des techniciens ont monté des dispositifs d’espionnage spécialisés, dans toutes les centrales téléphoniques, les compagnies Internet et au sein des réseaux fibres optiques entre les villes, fournissant à la police et aux agences d’espionnages la capacité de contrôler presque toutes les transmissions. Ils peuvent même contrôler l’emplacement d’une personne en la localisant grâce au téléphone portable ; tout cela est instantané. Cependant, le porte-parole Michael Bott, du conseil des libertés civiles, a dit que les nouvelles capacités de surveillance font l’objet d’une détérioration des droits civils en Nouvelle-Zélande. les libertaires affirment que l’invisibilité de la surveillance électronique ne donne pas la possibilité de la contester.

[Source]

La censure d’Internet commence dans la discrétion en Nouvelle-Zélande

Infowars et Prisonplanet ont été mystérieusement bloqués lorsque le filtre du gouvernement a été opérationnel.
Le gouvernement de la Nouvelle-Zélande a tranquillement mis en application un filtre Internet qui donnerait aux autorités le pouvoir de limiter et d’interdire n’importe quel site Web. Le filtre est employé par les principaux fournisseurs d’accès à internet. Infowars a commencé à recevoir des mails de lecteurs en Nouvelle-Zélande qui affirment que leur accès aux sites Web Infowars.com et Prisonplanet.com ont été soudainement bloqué. Plus tôt cette année, le site Web de Wikileaks a édité une liste des sites potentiellement bloqués par le filtre parental soutenu par l’État de l’Australie. La liste indique que les sites mis sur liste noire comprennent YouTube, des sites porno homosexuels, plusieurs entrées de Wikipedia, des sites d’euthanasie, des sites Web religieux tel que des sites sataniques ou des sites chrétiens, et même le site d’un dentiste du Queensland. »

[Source]

Contrôles de l’Internet en Chine

Reuters, 25 janvier 2010

La Chine a le droit de punir chaque citoyen utilisant un blog internet dans le but de contester le pouvoir du parti communiste et des politiques ethniques, a déclaré un haut fonctionnaire ce lundi. De nouvelles restrictions ont été adoptées septembre dernier. Ces mesurent interdisent tout contenu internet qui « divulguerait des secrets d’États, » « compromettrait l’intégrité de l’unité du pays, » « nuirait à l’honneur ou aux intérêts du pays, ». Des sites Web encourageant des rassemblements « illégaux » seraient également interdit. la Chine revendique avoir le plus grand nombre de « dissidents internautes » en prison. Ce sont des internautes et des blogueurs dont l’activité a été considérés comme nocive. Des milliers de sites Web (beaucoup pornographique) sont bloqués, et des sites tels que YouTube, Flickr ou Wikipedia sont fortement limités. Les utilisateurs se rendant dans des cyber cafés (que l’immense majorité des Chinois utilisent pour se connecter à internet) doivent fournir leurs informations personnelles afin de se connecter. Google a établi un site Web séparé pour la Chine, Google.cn, qui emploit des censeurs pour répondre aux autorités chinoises.

[Source]

En Italie

Le décret Romani fait scandale en Italie. Selon ce décret, les sites internet italiens devront désormais obtenir une licence du ministère de la Communication pour continuer à diffuser et à distribuer des vidéos en ligne. Et qu’en sera-t-il pour l’internaute lambda qui diffusera sur son site un extrait de Youtube ou autre ? Selon Google, les violations seraient passibles d’amendes pouvant aller jusqu’à 150 000 euros…

[Source]

Les sites Web d’Alex Jones attaqués

Ses sites webs ont été assaillis par une attaque massive, organisée et subite qui continue encore. Des ordinateurs “zombis” présent à travers le monde, ont été utilisés pour lancer une attaque par déni de service sur les ordinateurs hébergeant les sites web prisonplanet.com et infowars.com. Cela est assurément lié aux efforts continus de ces sites qui exposent au grand jour la cyber-sécurité liberticide et les censures menées par le gouvernement qui menace dangereusement internet. De telles attaques se sont aussi produites lorsque le site web exposait le scandale de la grippe porcine, l’année dernière. Au cours des dernières années, le Pentagone a développé une technologie « cyber-offensive » contre des « adversaires » comprenant des attaques DoS. Dans la « feuille de route de l’opération» du Pentagone, on affirme que les militaires « doivent combattre le réseau. » Le Pentagone pense qu’internet doit être traité comme si c’étaient un « système ennemi armé. »

[Source]

En Angleterre

Le gouvernement a annoncé l’année dernière son intention de créer une importante banque de données, recueillant chaque email envoyé, chaque appel téléphonique passé et chaque sites Web visités par les citoyens.
Le “Times” de Londres a publié les détails tirés d’un important projet secret de surveillance du net, connu sous le nom de “Mastering the Internet”. le droit en vigueur sous le RIPA permet aux agences gouvernementales d’accéder aux archives de chaque fournisseur Internet du pays. Chaque internaute possédera un code d’identification unique et toute leurs données seront enregistrées à un seul endroit. Les agences gouvernementales telles que la police et les services de sécurité auront accès aux données sur simple demande. Des mesures semblables ont été mis en place en Australie avec la mise en place par le gouvernement d’un filtre internet. L’Union européenne, la Finlande, le Danemark, l’Allemagne et d’autres pays d’Europe ont proposés de limiter l’accès à internet à l’aide de filtres comme ceux utilisés en Iran, en Syrie, en Chine, ou dans d’autres régimes répressifs. La législation en vigueur, introduite par le sénateur John Rockefeller en avril, déclare une urgence de renforcement de la cyber-sécurité » et arrête ou limite le trafic Internet vers des réseau d’information « critique » et tout cela « dans l’intérêt de la garantie nationale. ». John Rockefeller a trahi se véritable intention quand il a affirmé « il aurait été meilleur que nous n’ayons jamais inventé Internet».

[Source]

Le cri d’alarme d’Alex Jones

En conséquence, c’est sans surprise qu’Infowars.com et Prisonplanet.com semblent avoir été sélectivement visés, puisque ces deux sites représentent une menace énorme au bon déroulement des plans sournois des élites mondiales. Ces sites livrent trop d’informations compromettantes comme les preuves de l’arnaque du réchauffement climatique avec le scandale du climategate, ou encore la grippe H1N1.

Ces arrangements “Orwelliens” ont déjà été stigmatisés par Cass Sunstein, un des tsars de d’Obama, qui a demandé au gouvernement d’interdire « toutes théories conspirationnistes » et “toutes pensées criminelles remettant en cause le réchauffement global causé par l’homme”. Sunstein proposerait même d’employer des blogueurs qui s’engagerait à lutter contre ces mouvements conspirationnistes. [Source]

Voir la vidéo sur prisedeconscience.org

Conclusion

Visiblement beaucoup d’efforts sont mis à l’œuvre sur la toile pour tenter d’étouffer toute information qui n’irait pas dans le sens des personnes placées aux rennes du pouvoir. Reste à espérer que ces efforts resteront vains. Il serait inacceptable que notre liberté d’expression, déjà bien entamée, soit à ce point là bafouées.

Affaire à suivre…

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