Propaganda
Ce livre d’Edward Bernays paru en 1928 ne contient ni technique secrète ou ni méthode scientifique, mais bien un témoignage cinglant sur l’esprit de l’époque, initiant un mélange de techniques psychiques et de volonté manipulatoire assumé sans le moindre complexe.
Inventeur du marketing politique et théoricien de la persuasion de masse, Edward Bernays est l’homme qui légua à l’humanité les « relations publiques ». Utilisant sa parenté avec son oncle Sigmund Freud pour sa propre publicité, Bernays s’illustra comme praticien et théoricien de la propagande de guerre en 14-18. Puis il monta de nombreuses opérations de relations publiques (influence pour des pays ou des candidats aux élections, lobbying, grandes causes et grandes compagnies..). Des ballets russes au tabac, ou de General Electric à un dictateur guatémaltèque il n’y a guère de thème qu’il n’ait abordé en bon ingénieur des « manufactures du consentement ».

A l’approche des élections régionales, la traditionnelle foire d’empoigne politicienne se ravive. Chaque parti insiste sur ce qui le différencie des autres, sort ses programmes miracles, et participe ainsi au petit jeu politico-médiatique, invoquant à chaque fois l’importance de ce scrutin et la participation à la vie démocratique. La communication bat son plein, les sondages (contradictoires) s’enchainent, bref la « vie politique » de notre pays parait « s’animer » comme les experts médiatiques se plaisent à le constater.
Dans cette conférence clairement structurée et abondamment documentée donnée en Juin 2009, François ASSELINEAU nous explique que les États-Unis sont à l’origine de la construction européenne, de ses fondements à sa situation actuelle, et nous démontre tous les mécanismes subtilement mis en œuvre pour transférer le pouvoir des nations européennes vers une union complètement soumise à la politique américaine.
Quelles sont les causes de la défaite française de 1940 ? Comment comprendre l’engagement des banquiers et industriels dans la « collaboration économique » avec les Allemands entre la défaite et la libération de Paris sans s’interroger sur la phase précédente ? Les classes dirigeantes françaises ont-elles planifié dans la décennie 1930, comme leurs homologues belges guidées par la Banque nationale de Belgique, l’occupation prochaine de leur pays par l’Allemagne de Hitler ?
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