Rapport Chilcot sur la guerre en Irak : Tony Blair n’était qu’un larbin de George W. Bush

Tout y est : 12 volumes, 2,6 millions de mots (près de quatre fois et demi Guerre et Paix), sept ans de rédaction et d'analyse de 150 000 documents du gouvernement britannique. Présidée par John Chilcot, haut fonctionnaire à la retraite, et officiellement connue sous le nom d'«enquête sur l'Irak», cette investigation proustienne explorerait chaque aspect de la préparation du Royaume-Uni à l'invasion et l'occupation de l'Irak ainsi que ses conséquences. Allons droit au but. Ceci n'est pas une justification de l'establishment britannique ; c'est en réalité beaucoup plus fort que ce qu'attendaient un bon nombre d'analystes. Des fuites avaient montré que parmi les accusés figurerait un certain nombre de personnalités britanniques en politique, dans l'armée et dans les services secrets. Et c'est effectivement le cas. Tout le monde connait les questions principales. Tony Blair a-t-il menti sur la nécessité de partir en guerre ? La guerre était-elle légale ? La guerre a-t-elle - comme Tony blair l'a déclaré haut et fort - «renforcé» la sécurité de la Grande-Bretagne ? Qu'a promis Blair à George Bush ? A-t-il menti au sujet de ces armes de destruction massive inexistantes ? Les services secrets du MI6 étaient-ils dans le coup ? L'armée britannique n'a-t-elle pas réussi à tenir tête à Blair ?

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